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De l'athéisme au conspirationnisme
Par Raoul
, le 1 Mar 2009 | Dans A Vue de Nez, Vu du net |
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Ou comment l'ennui de soi entraîne le fanatisme.

Je ne vais pas me lancer ici dans une énième démonstration sur le déroulement des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis d'Amérique et de leurs conséquences. Pour deux raisons simples, je n'y connais rien, et je ne vois pas bien à quoi cela pourrait servir.
Je préfère tout naturellement opposer aux constructions pharaoniques déployées par les partisans du complot des choses tout à fait simples.
Mon argument repose toutefois essentiellement sur les thèses ou les antithèses qui fleurissent partout sur le net et attirent chaque jour davantage de fidèles, pendant que les églises se vident.
(Photo Michael Hughes)
Le premier argument qu'il me plaît d'opposer au sieur suspicieux qui me chuchote des arguments qui pourraient servir de fondement à un scénario de film d'espionnage hollywoodien, est celui de la balance. Vous mettez d'un côté ce qu'il est nécessaire de déployer pour monter un complot de cette envergure, et de l'autre côté les paramètres chaotiques suffisants pour qu'une pareille catastrophe arrive, et vous comprenez assez vite où la logique se situe. Il est plus qu'improbable qu'un tel niveau de complot ait pu aboutir sans aucune fuite. Les "conspirationnistes" aiment rappeler que le monde et son histoire est jonché de complots. C'est vrai, mais tous étaient de moindre envergure, et aboutissaient à des arrestations et des morts collatéraux. Il est en effet actuellement improbable de pouvoir laisser autant d'individus et de corps de métiers dans la confidence, surtout si celle-ci a pour conséquence la mort d'innocents.
De plus, la prise de risque à pareil niveau n'est acceptée que par un très petit nombre d'hommes ou de femmes, qui devraient pour la circonstance avoir un objectif tel qu'il serait impossible d'y échapper ou de faire autrement pour aboutir au succès dudit objectif. Or si les États-Unis sont capables de choses étranges, on imagine qu'ils pourraient tout aussi bien trouver d'autres voies moins complexes et surtout moins coûteuses. Mettre des hommes dans la confidence c'est bien entendu en payer le prix.
C'est l'une des principales lois de la nature : les choses les plus simples sont les meilleures. En l'occurrence un complot de cette envergure nous conduit dans les coulisses de l'exploit et dans l'arène de la complexité multi-polaire. C'est contre-productif.
Du misérabilisme politique
Par Raoul
, le 21 Fév 2009 | Dans Vu de Près, Vues politiques |
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Deux présidents, deux discours, un thème et une catastrophe.

Encore une fois, sans vouloir exacerber une attirance politique particulière, lorsqu'on juxtapose deux discours de deux présidents sur un thème identique, on ne peut pas faire l'économie de quelques constats.
Les présidents américains et français, MM.Obama et Sarkozy, ont en effet eu l'occasion de s'exprimer sur l'avenir de la recherche et du monde scientifique dans leurs pays respectifs. Nous connaissons ce qu'il en a été en France. Les chercheurs ont été insultés par le chef de l'état. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est en toutes lettres dans le discours que vous pouvez retrouver (à condition que vous soyez d'humeur badine) sur le lien cité en note de bas de page.
Au delà de ce constat amer pour ce corps de métier, qu'en est-il pour les citoyens. Pouvons-nous avoir le sentiment d'être soutenu, compris, aidé ou orienté par notre chef de l'état élu démocratiquement ? Une méthode de juxtaposition, fatalement orientée puisqu'il a fallu choisir les extraits, permet de définir au moins dans un premier temps, la portée réelle d'un discours présidentiel. La forme et le fond d'un discours permet souvent de se faire une idée de ce qu'il en est actuellement du monde scientifique d'un pays, et de ce que demain sera fait.
La vidéo que je vous propose ici n'est pas de moi, mais de PresVsPrez. Elle présente par scènes juxtaposées, deux discours sur un même thème, la science de demain en France ou au USA. C'est édifiant.
Je vous laisse juger du style, et des conséquences éventuelles.
( Télécharger la vidéo -format flv )
Les postes éminents rendent les hommes grands encore plus grands, et les hommes petits encore plus petits.
(Jean de La Bruyère)
Sources:
Discours de Nicolas Sarkozy du 22 janvier 2009 à l'Élysée
Discours de Barack H. Obama du 20 décembre 2008
Le même papier sur Rue89 (toutefois le mien avait la primeur), avec des commentaires de l'auteur de la vidéo.
Espoirs et regrets
Par Raoul
, le 5 Nov 2008 | Dans A Vue de Nez, Vues politiques |
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Une perception française, à chaud, de l'élection américaine de 2008.
Les américains ont su saisir leur chance. Élire à la tête des États Unis un président noir est un pari audacieux pour lequel peu de monde se serait engagé il y a un an.
La chance était à saisir, car après les calamiteuses années Bush, on pouvait soit tenter un sacré changement, au moins symbolique, soit poursuivre dans une voie déjà connue, même si le candidat républicain n'avait rien à voir avec le concepteur de l'axe du mal.
Au moins en tant que Français partisan de Mme Royal, cela fait plaisir de constater que des peuples sont audacieux en démocratie.
(Photos AFP / Lemonde.fr) En France, on n'ose pas. L'élection de M.Obama nous laisse un drôle de goût. Celui peut-être d'une opportunité ratée. Car si le 44ème président des Etats-Unis signifie l'espoir, et se distingue nettement de ses prédécesseurs, le président français actuel nous rappelle régulièrement un W.Bush ou une Tatcher. Dans l'état actuel des choses, les fonctionnaires sont jetés en pâture à l'opinion publique, le système de santé est bradé aux plus riches et aux mieux portants, les personnes du troisième âge vont devoir acheter des béquilles plus robustes pour exercer un job au rabais parce que les apôtres de la loi de la jungle ont décidé que le travail était la quintessence des valeurs.
Le président français est un homme qui se déclarait héraut du pouvoir d'achat, et qui aujourd'hui jette de tous côtés des fumigènes afin de masquer une crise, ou en tous cas de protéger les responsables, souvent banquiers, de cette débâcle capitaliste. Un homme pour qui tout était possible, mais pour qui finalement le champ des possibles se cantonne à la gesticulation et au verbe.








