Tags: comportement
Les Français devraient-ils consulter plus souvent un psy ?
Par Raoul
, le 9 Mai 2010 | Dans Vu d'en Haut |
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Une société compromise par des comportements individuels
Une mode actuelle dans le domaine des études sociales en France, semble être une explication de l'exception française dans un comportement social commun assez singulier. Un comportement qui nous démarquerait par exemple de nos amis Canadiens, Américains ou même Anglais. La France serait un pays sclérosé socialement, par ses habitudes corporatistes, élitistes ou ségrégationnistes.
Ce n'est certainement pas une fatalité, en revanche il est certain qu'un comportement individuel maintes fois répété, engendre ce processus social. Un tel comportement individuel pourrait-il relever de la seule thérapie ? Tous les français devraient-ils consulter ? (Illustration de Carioca)
Si l'on reprend cet argument à notre propre échelle de perception, on constate tous les jours qu'il y a sans doute un fondement à cela. En effet, nous connaissons tous autour de nous des patrons, ou des employés, qui l'un parce qu'il sort d'une grande école, l'autre parce qu'il revendique sa fibre écolo, vous oppose une interface élitiste. Vous n'êtes pas comme eux, vous êtes différents et non complémentaire. Vos talents ne peuvent alors pas s'exporter ou être globalement profitables. Qui ne connait pas l'échec d'un entretien d'embauche parce qu'il n'a pas la couleur de peau souhaitée, parce que le cursus professionnel ne comporte pas les sésames classiques français, parce qu'il est soit trop vieux, soit trop jeune ?
Face à ces comportements, toujours humains, individuels, nous pouvons comprendre un défaut de confiance en soi, des habitudes corporatistes, une certaine peur ou méfiance de l'autre. Il est probable que si la personne se connaissait vraiment, avait étudié ses tourments, avait mis un verbe dessus, elle serait davantage ouverte, ou pétri de tempérance ? Il est fort à parier qu'un même entretien avec une personne bien dans sa peau (on imagine que toute la chaîne décisionnelle soit dans le même état), se passerait sans doute favorablement. Même en cas de refus, vous ne partiriez pas de la pièce abattu, ou doutant terriblement de vous, la personne aurait pris soin de vous, en vous ménageant et en tâchant de ne faire ressortir que du positif de cet entretien.
Clochers et minarets
Par Raoul
, le 30 Nov 2009 | Dans Vu de Face |
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Un enjeu crutial pour l'avenir de notre société
Les Suisses ont mis dimanche dernier, les pieds dans le plat en votant l'interdiction des minarets sur le territoire. Ce réflexe exclusivement mû par la peur, du moins on l'espère, était un cheval de bataille de la droite populiste locale, qui voit là un thème facile à jeter en pâture à une population crédule.
Le sujet est pourtant d'une importance cruciale. L' Organisation des Nations-Unies ne se trompe pas en dénonçant immédiatement le résultat de ce vote. La France est par exemple un pays laïc. A ce titre, elle devrait accepter sur son sol, autant de constructions dédiées à des religions qu'il y a de croyances: temples, minarets, clochers, synagogues ... Il n'y a, par essence même des fondements républicains, aucune raison de privilégier une religion par rapport à une autre, et encore moins de raison d'en interdire aucune. Liberté, égalité, fraternité demeurent en cela la référence.(Illustration Erik Johansson)
Certes pour un chrétien de culture et de conviction, cela ne semble pas évident qu'il puisse accepter d'entendre tous les matins à sa fenêtre l'appel à la prière de ses concitoyens musulmans. C'est certainement la première chose à laquelle ont pensé les Suisses. Certes nous qui sommes nés en France, nous avons plus l'habitude de voir des clochers qu'autre chose. Et je crois qu'il n'est pas scandaleux de ressentir de l'appréhension à voir notre paysage familier se transformer quelque peu. Nos repères pourraient disparaître. Toutefois en tant que républicains, un de nos devoirs est d'accepter la différence chez nos concitoyens, d'offrir au singulier un refuge, et de proposer à un groupe les moyens de s'exprimer, toujours au nom de l'égalité. En effet, la tentation de l'apartheid est toujours grand. C'est un travers humain dans lequel n'importe qui pourrait sombrer. Car l'apartheid n'est pas l'exclusivité des hypothétiques races, mais également celle des religions. Une nation par exemple, ne saurait prétendre à l'unité si elle n'est pas capable d'accepter en son sein de multiples différences.
Lorsqu'on est pas un fonctionnaire
Par Raoul
, le 13 Sep 2009 | Dans Vite vu |
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La grande histoire des obstinations hallucinatoires
C'est l'une des tartes à la crème lors des mauvaises discussions sur la société française. Vous parlez des corps de métiers ou de votre travail, et subitement vous entendez la phrase qui tue : les fonctionnaires sont des feignants, ou y'en a marre que les fonctionnaires fassent la grève, ou encore franchement pour être fonctionnaire faut avoir envie de ne rien faire.
Vous avez tous entendu dire ces mots là, et peut-être en avez-vous été l'auteur, ou peut-être pas.
Alors je ne vais pas ici faire un réquisitoire sur l'honnêteté intellectuelle. En revanche je vais me lâcher et utiliser le même registre afin d'exprimer sans doute définitivement ce que j'en pense. Ainsi lors d'une mauvaise soirée, je pourrais lancer une url orale, afin d'envoyer mes contradicteurs ici même. Je vais donc vous dire ce que l'on peut faire lorsqu'on n'est pas fonctionnaire. Vous allez voir, c'est formidable ! (Illustration Erik Johansson)
Lorsqu'on n'est pas un fonctionnaire, on peut courir après des primes, quitte à travailler à en renier ses passions, rentrer très tard ou partir très tôt, avoir des cernes jusqu'en bas de pieds et carburer au guronsan. On peut oublier que l'on a une famille pour tenter à la fin du mois de dégager davantage de cash. On peut travailler avec des collaborateurs, leur presser le citron au delà de leur résistance afin de retirer des clients un maximum de ressources et aligner à la fin du mois de gras salaires, sans rendre service à personne, à part cultiver votre propre égo. On peut décider que le travail est plus important que d'élever ses enfants, et laisser ainsi le soin à d'autres s'occuper de ses enfants. En effet, votre travail qui rapporte tant, puisque vous n'êtes pas fonctionnaire, vous permet de payer des gens, inconnus et qui ne sont pas de votre sang, pour remplir cette mission. A quoi bon entretenir les liens de sang, puisque vous serez prêt à verser du sang pour gagner de l'argent, vous qui n'êtes pas fonctionnaire et qui bataillez pour vendre ? Car tout le monde le sait, les batailles sont toujours innocentes. Vous qui n'êtes pas fonctionnaire devez livrer ces batailles, sans quoi vous passez à l'échafaud.
Y a t-il vraiment danger avec la grippe A ?
Par Raoul
, le 27 Aoû 2009 | Dans A Vue de Nez |
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La psychose est-elle une stratégie ?
La fin des vacances estivales approche, et il va falloir intéresser les foules qui seront accaparées par la rentrée scolaire, le cartable à remplir des enfants, les frigos à remplir pour la famille, et être efficace dans son travail si l'on ne souhaite pas finir l'année au chômage.
Comment monopoliser les foules affairées lorsqu'on est chargé de recueillir des suffrages ou des lecteurs ? En d'autre termes, y a t-il une stratégie des pouvoirs publics ou des journalistes (en général) avec le virus H1N1 pour attirer les foules et les garder sous son contrôle ? (Illustration Erik Johansson)
En matière de risque sanitaire, il est assez délicat d'avoir des certitudes. Peut-on parler d'une épidémie potentielle, ou d'une maladie mal connue qui nécessite de la prudence ?
Le fait est que raisonnablement on ne peut pas attendre de la part des responsables sanitaires, l'OMS ou les gouvernements, qu'ils ne fassent rien. Leur rôle est donc de prévenir tout risque pour la population. En ce qui concerne les maladies facilement transmissibles, le risque est exponentiel. Quelque chose d'exponentiel est difficilement compréhensible pour nous qui ne faisons pas des maths tous les jours. Pour vous donner une idée de ce que cela représente, vous pouvez utiliser l'exemple classique de la feuille de papier que l'on plie 50 fois. C'est pratiquement impossible bien entendu. Mais théoriquement, si vous le faites, vous obtiendrez une épaisseur de papier qui irait de la Terre au Soleil. Cela semble invraisemblable comme ça avec les mains, mais le calcul le confirme (0.1mm x 2 50).
De l'athéisme au conspirationnisme
Par Raoul
, le 1 Mar 2009 | Dans A Vue de Nez, Vu du net |
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Ou comment l'ennui de soi entraîne le fanatisme.

Je ne vais pas me lancer ici dans une énième démonstration sur le déroulement des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis d'Amérique et de leurs conséquences. Pour deux raisons simples, je n'y connais rien, et je ne vois pas bien à quoi cela pourrait servir.
Je préfère tout naturellement opposer aux constructions pharaoniques déployées par les partisans du complot des choses tout à fait simples.
Mon argument repose toutefois essentiellement sur les thèses ou les antithèses qui fleurissent partout sur le net et attirent chaque jour davantage de fidèles, pendant que les églises se vident.
(Photo Michael Hughes)
Le premier argument qu'il me plaît d'opposer au sieur suspicieux qui me chuchote des arguments qui pourraient servir de fondement à un scénario de film d'espionnage hollywoodien, est celui de la balance. Vous mettez d'un côté ce qu'il est nécessaire de déployer pour monter un complot de cette envergure, et de l'autre côté les paramètres chaotiques suffisants pour qu'une pareille catastrophe arrive, et vous comprenez assez vite où la logique se situe. Il est plus qu'improbable qu'un tel niveau de complot ait pu aboutir sans aucune fuite. Les "conspirationnistes" aiment rappeler que le monde et son histoire est jonché de complots. C'est vrai, mais tous étaient de moindre envergure, et aboutissaient à des arrestations et des morts collatéraux. Il est en effet actuellement improbable de pouvoir laisser autant d'individus et de corps de métiers dans la confidence, surtout si celle-ci a pour conséquence la mort d'innocents.
De plus, la prise de risque à pareil niveau n'est acceptée que par un très petit nombre d'hommes ou de femmes, qui devraient pour la circonstance avoir un objectif tel qu'il serait impossible d'y échapper ou de faire autrement pour aboutir au succès dudit objectif. Or si les États-Unis sont capables de choses étranges, on imagine qu'ils pourraient tout aussi bien trouver d'autres voies moins complexes et surtout moins coûteuses. Mettre des hommes dans la confidence c'est bien entendu en payer le prix.
C'est l'une des principales lois de la nature : les choses les plus simples sont les meilleures. En l'occurrence un complot de cette envergure nous conduit dans les coulisses de l'exploit et dans l'arène de la complexité multi-polaire. C'est contre-productif.
2009 l'année des emmerdeurs
Par Raoul
, le 6 Jan 2009 | Dans A Vue de Nez |
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Ressenti instantané d'un homme à qui le temps a pris une année de plus.
Je viens de fermer à la veille du nouvel an un forum de discussion généraliste sur la toile. Et alors ? Me direz-vous. Un de plus ou un de moins, la belle affaire ! Je vous l'accorde, et ce d'autant plus facilement que ce forum qui existait depuis 2002, était généraliste, n'avait aucune prétention, et avait subit des aléas techniques il y a quelques temps qui ont pu décourager les intervenants, qui n'avaient eux, qu'un temps limité de cerveau disponible pour les discussions. Mais je persiste, je viens de fermer un forum et je suis en colère.
Bon et alors, quel rapport avec le titre pourtant alléchant du billet ?
En fait c'est assez simple. Alors que je viens péniblement de passer le cap de la quarantaine, je découvre que pour avoir la paix, ou au moins éviter un ulcère, qu' il faut fermer la gueule des autres, et faire ce que l'on veut chez soi sans regarder personne, avec une armée d'avocats derrière, au cas où un crétin voudrait sauver le monde, sans vous. (Illustration d'origine inconnue)
Tiens donc ?
J'ai mis du temps à comprendre qu'il ne faut pas attendre grand chose des autres (mais les z'autres, pas des proches, pas ceux qui croient en vous, et à qui vous offrez votre indéfectible loyauté), si ce n'est que des emmerdes. Les gens sont en effet particulièrement doués pour emmerder les autres. En fait ils n'ont rien en tête le matin, rien en tête la nuit, pas grand chose la journée, mais dès qu'ils vous croisent, ils jugent qu'il est temps de mettre un terme à cette rencontre pourtant fortuite. Ils vous jugent alors, vous qui avez l'outrecuidance d'être emphatique, comme un être nuisible. Un insecte bruyant, piqueur qui plus est.
Le délit d' outrage
Par Raoul
, le 27 Oct 2008 | Dans Vu de Face |
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La police et les citoyens en France

Sans hésitations, je pense qu'il faut contrôler en permanence les forces de l'ordre dans notre république démocratique. En effet, la force doit toujours rester sous contrôle, ne pas nuire aux plus faibles, et si l'on peut raisonnablement avoir confiance dans les institutions républicaines, il est sage de se méfier des hommes qui les servent.
Dans notre démocratie, la police est donc en permanence sous un mandat citoyen. Ainsi, la diversité d'opinion ou de culture doit être respectée et protégée. On ne pourra donc pas m'accuser de rêver d'un état policier dans lequel on ne peut rien dire. Assurément on constate actuellement en France quelques dérives inquiétantes. Le traitement de la justice laisse également songeur. Pourtant je pense que l'arsenal juridique qui existe pour protéger les uniformes, plus que l'individu qui le revêt, ne devrait pas trop être remis en cause, en tous cas pas de la manière que l'on peut lire ces derniers temps sur le Net.
(Photo d'origine inconnue)
Le délit d'outrage [1] est donc actuellement au centre de quelques débats. Étrangement, ou heureusement, ce combat est mené par des personnes qui ont eu quelques accrochages avec les forces de l'ordre. Le problème est qu'alors on ne sait plus très bien si la cause sert la vexation, ou une hypothétique avancée sociale.
Je ne crois pas qu'il soit opportun d'opposer systématiquement l'homme policier et le quidam civil de la rue. De la même manière je ne crois pas qu'il soit juste de montrer du doigt un corps de métier dont l'unique objectif est d'être au service des autres. Pourquoi en effet ce métier plus qu'un autre, et plus que d'autres qui n'ont pour objectif que de vider votre portefeuille ? Par exemple.








