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Vacances j'oublie tout
Par Raoul
, le 29 Mai 2009 | Dans Cyber-vues |
3 retours |
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Le coup de la page blanche

La lecture impose la réflexion. C'est dans cet esprit que je me suis attaché récemment à lire puis analyser un ouvrage pratique dont le sujet n'a pas d'équivoque : Petit cours d'autodéfense intellectuelle (Normand Baillargeon - Lux editeur).
Hélas, alors que je ne suis qu'au début de l'exploitation de ces nouvelles informations, je suis confronté à un blocage intellectuel. Le bloggueur que je suis se trouve soudain dans un inconfortable paradoxe des idées. Celles dont on ne sait que faire, celles que l'on n'ose plus exporter. Tandis qu'un Nicolas Sarkozy (je ne peux pas m'empêcher) prétend que dans la vie on n'est soit acteur soit spectateur, et bien qu'il manie à merveille les paralogismes de tous bords, je me trouve quant à moi loin d'être acteur, et mes précédents billets dans ce blog souffrent subitement d'un cruel manque de démonstration.(illustration d'Erik Johansson)
Voilà où j'en suis. La faute aux lectures peut-être. La faute, c'est certain, à cette volonté permanente de me remettre en question. Je referais bien tous ces papiers. Futiles, mais pourtant je ne me contenterais pas d'être spectateur partout, tout le temps. En tous cas pas chez moi, et pas dans l'idée de partager quelque chose aussi insignifiant soit-elle.
Il est temps de prendre quelques vacances. C'est le cas sur ce blog ! Depuis le 1er mai ! Et la politique ? Comment ? Voyez-vous quelque part en France quelque chose qui ressemble de près ou de loin à de la politique qui mériterait qu'on en débatte passionnément ? Même des débats essentiels qui ont eu lieu pendant l'examen du projet de loi Hadopi ne semblent pas avoir de portée pour une majorité de mes concitoyens, ou de leurs représentants. La faute au manque de lecture, sans doute. Qui sait ? La liberté se lirait donc ?
En attendant que mes multiples idées d'articles prennent consistance honorable, musique !
( Elégance - Vacances j'oublie tout ) ( Eric Legnini - Rock The Days )
Quatre ans !
Par Raoul
, le 24 Oct 2008 | Dans Cyber-vues |
6 retours |
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Et voilà la quatrième année d'existence de cet espace blog. Créé en octobre 2004 deux ans après mon premier site internet, ce blog a été pour moi l'occasion de beaucoup d'émotions, mais aussi de frustrations. Émotions pour avoir partagé tout ou partie mes sentiments sociaux avec les lecteurs fidèles ou de passage, frustration pour n'avoir pas l'occasion concrète de porter mes convictions sur le terrain. En tous cas pas encore. Frustrations également par cette perpétuelle impression que mes paroles ne sont que très approximatives, parfois un papier est écrit d'une traite, sûr de moi, puis relu quelques jours après avec l'envie de tout modifier et me voilà submergé par le doute. Merci quoiqu'il en soit pour votre fidélité, et pourvu que la résignation ne nous gagne pas tous ! Festoyons maintenant !
Le Pupitre, c'est 194 articles composés au total de 97,102 mots, et 334 commentaires écrits depuis le 16.10.2004 précisemment. Sans ce papier.
Le blog, comme vous le constatez, est en repos du coup pour ce mois d'anniversaire. Festoyer fatigue semble t-il. Votre serviteur prépare actuellement un nouveau site internet dont le sujet principal est un monde alternatif. C'est vague, mais cela prendra forme courant 2009. En tous cas je ne manquerai pas ici d'inscrire l'avancement des travaux. (Je dois vous avouer que le site est déjà en ligne ... mais chut, il n'est pas achevé) ![]()
Remettre l'info à sa juste place.
Par Raoul
, le 15 Jan 2008 | Dans A Vue de Nez |
7 retours |
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Le hold-up permanent
J'ai pu lire que la quête de l'information manquait de pertinence lorsqu'elle se faisait par le biais des blogueurs, car il manquait un atout essentiel : l'analyse. Je n'échappe pas à ce constat qui me semble tout à fait juste. Mes papiers ici ne sont que factuels, guère plus. Pourtant au delà de l'indispensable spécialisation des métiers, dont celui qui consiste à présenter d'autres faits à un maximum de personnes, mon temps libre déjà bien réduit, 35 heures ou pas, je persiste à espérer qu'un point de vue soumis au filtre de a propre existence vaut bien toutes les analyses.
Je vois déjà les puristes affirmer que l'improvisation a ses limites. Je prétends au contraire qu'il n'ait nul besoin de spécialistes auto-proclamés - car ils le seront d'une manière ou d'une autre, par une caste ou un système clos, se nourrissant de leurs propres bourgeons. Les acteurs de notre quotidien sont aussi et surtout les décideurs de notre lendemain, envers lesquels nous sommes contraint d'accepter leurs concepts et leurs conséquences. Nous nous adaptons avec plus ou moins de succès à ce système. Et notre temps libre mis à mal par la logique sociale du coup imposée, tripartite, apprentissage - vie professionnelle - retraite, se voit amputer par la nécessité de comprendre notre environnement, afin de précisément s'y adapter.
L'info, celle qui est diffusée sur TF1 ou sur Rue89 nous est imposée avec moults subtilités et sous-entendus. Il est structurellement impossible de lire ou d'entendre un fait qui soit intégralement et simplement décrypté. Ceux qui prennent en otage notre temps, nos élus politiques, nos patrons, n'?uvrent pour la plupart, que dans leur cercle, selon leur ressenti, qui peut être bien loin du nôtre.
Il faut certainement pour celles et ceux qui veulent anticiper le lendemain, des moyens proposés qui soient absolument dignes de confiance, et qui se suffisent à eux-mêmes. Personnellement bien que je sois agnostique, je ne vois pour cela que la Bible qui puisse répondre à cet objectif.
Ainsi, notre propre expérience, notre ressenti, nos authentiques émotions peuvent tout à fait servir la cause d'une analyse simple mais efficace de tous nos quotidiens. Des femmes et des hommes agissent nous l'avons dit, tous les jours, pour modifier aléatoirement notre lendemain, de manière positive ou négative. Ainsi, on peut tout à fait porter crédit à la multiplicité des analyses qui puisent leurs forces dans leur diversité pour sans doute trouver in fine un consensus, ou en tous cas, un fil conducteur compatible avec sa propre conception des choses. Les blogs peuvent ainsi répondre à cet objectif. Les analyses imprécises ferraient alors le pendant de la collusion des intérêts des décideurs, et de l'information qu'ils proposent à ceux qui la diffusent. Fussent-ils experts.
Sans doute faudrait-il trouver le moyen de rassembler cette richesse d'authenticité, de telle manière à s'adapter à l'étroitesse du temps disponible pour la réflexion. L'info experte, telle qu'elle commence à se dessiner sur le Net, ne sera pas la solution définitive à ce problème. Les experts n'échappent pas à la logique dont nous parlions: le cloisonnement des intérêts.
L'info n'est-ce pas comme la météo? Quel temps fera t-il au dessus de ma vie demain ou après demain? On peut vouloir le soleil, mais d'autres auront intérêt à recevoir de la pluie. Et pour cela on peut tout à fait affirmer, faire croire, qu'il fait grand beau sous un ciel gris.
Finalement, nos décideurs parient, peut-être inconsciemment, sur le peu de temps de cerveau dont nous disposons, pour déployer leurs concepts de l'organisation sociale. Ont-ils conscience qu'ils organisent du coup notre vie? A cet invariable contrariété j'oppose sans hésiter nos maigres analyses souvent fondées sur ce qui ne s'apprend pas, le ressenti, l'intime conviction, qui vaut toutes les expertises du monde lorsqu'il s'agit de l'humanité. Simplement et parce que le registre politico-économique est écarté. C'est toute l'opposition entre les techniciens et les sentimentaux. J'adhère volontier au second camp. C'est ce qui fait du coup, que je ne mange pas des bananes au milieu de la jungle un bâton à la main, mais que je vis dans une cité au milieu des mes congénères, sans intention de chiper la banane de mon voisin, ou le territoire de l'autre.












