Vacances j'oublie tout
Par Raoul le 29 Mai 2009 | Dans Cyber-vues |
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Le coup de la page blanche

La lecture impose la réflexion. C'est dans cet esprit que je me suis attaché récemment à lire puis analyser un ouvrage pratique dont le sujet n'a pas d'équivoque : Petit cours d'autodéfense intellectuelle (Normand Baillargeon - Lux editeur).
Hélas, alors que je ne suis qu'au début de l'exploitation de ces nouvelles informations, je suis confronté à un blocage intellectuel. Le bloggueur que je suis se trouve soudain dans un inconfortable paradoxe des idées. Celles dont on ne sait que faire, celles que l'on n'ose plus exporter. Tandis qu'un Nicolas Sarkozy (je ne peux pas m'empêcher) prétend que dans la vie on n'est soit acteur soit spectateur, et bien qu'il manie à merveille les paralogismes de tous bords, je me trouve quant à moi loin d'être acteur, et mes précédents billets dans ce blog souffrent subitement d'un cruel manque de démonstration.(illustration d'Erik Johansson)
Voilà où j'en suis. La faute aux lectures peut-être. La faute, c'est certain, à cette volonté permanente de me remettre en question. Je referais bien tous ces papiers. Futiles, mais pourtant je ne me contenterais pas d'être spectateur partout, tout le temps. En tous cas pas chez moi, et pas dans l'idée de partager quelque chose aussi insignifiant soit-elle.
Il est temps de prendre quelques vacances. C'est le cas sur ce blog ! Depuis le 1er mai ! Et la politique ? Comment ? Voyez-vous quelque part en France quelque chose qui ressemble de près ou de loin à de la politique qui mériterait qu'on en débatte passionnément ? Même des débats essentiels qui ont eu lieu pendant l'examen du projet de loi Hadopi ne semblent pas avoir de portée pour une majorité de mes concitoyens, ou de leurs représentants. La faute au manque de lecture, sans doute. Qui sait ? La liberté se lirait donc ?
En attendant que mes multiples idées d'articles prennent consistance honorable, musique !
( Elégance - Vacances j'oublie tout ) ( Eric Legnini - Rock The Days )
3 commentaires
"La liberté se lirait donc ?"Belle formule que je crois exacte dans le sens que pour exercer un jugement en connaissance de cause il faut être justement informé.
C'est vrai que parfois la lassitude, le dégoût me guette également. Que faire pour que nos concitoyens (du monde)prennent conscience des priorités et ne se laissent pas mener par le bout du nez ?
Les dernières élections européennes me confortent dans mon pessimisme.
"Du pain et des jeux" version moderne serait-il l'avenir de notre continent ?
Un écran plat, une voiture dernier cri et un mois de vacances au camping seraient donc les clefs du bonheur ?
Voter c'est élire son maître affirment les anarchistes. Certes mais il y a quand même des maîtres plus fréquentables que d'autres.
Manifestement, notre époque préfère la consommation à la liberté. Les politiques de tous bords nous font croire que l'une n'est pas compatible avec l'autre.
Les "débats" entre partis pour les européennes, ont été lamentables.
Peut-être a-t-on les gouvernements que l'on mérite ?

PS: Sarko, comme d'habitude se trompe. On est à la fois acteur ET spectateur de sa vie et de celle des autres.
Non, on a pas les gouvernements que l'on mérite ! Ce sont nos représentants qui déméritent, pas les citoyens. Eux ils font ce qu'ils peuvent avec le temps qu'ils ont, c'est à dire bien peu comparé aux enjeux qui nécessiteraient de la tempérance et de la clairvoyance. La faute au système absurde du métro-boulot-dodo.
Le mot politique vient du grec politikè (« science des affaires de la Cité »). Étymologiquement, la politique est donc synonyme d'organisation de la Cité. La Cité visée est celle de l'Antiquité grecque, aujourd'hui appelée Cité-État du fait de la similitude de son organisation avec celle de nos États modernes (pouvoir centralisé, institutions, diplomatie...). Notion polysémique, la politique recouvre au moins trois sens :La politique en son sens plus large, celui de civilité ou Politikos, indique le cadre général d'une société organisée et développée.
Plus précisément, la politique, au sens de Politeia, renvoie à la constitution et concerne donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d'une communauté, d'une société, d'un groupe social. La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d'autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d'individualités et/ou de multiplicités. C'est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s'élargissent à tous les domaines d'une société (économie, droit, sociologie, et cetera)
Enfin, dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d'art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir
C'est uniquement(à mon avis)cette dernière définition de la politique qui est appliquée sous Sarkozy=Accès au pouvoir,faire de la démocratie une oligarchie où le "bien de la cité",des citoyens n'ont aucune reelle importance
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