Archives pour: Mars 2009
10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi
Par Raoul
, le 12 Mar 2009 | Dans Cyber-vues |
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Les citoyens libres contre Big Brother ou du décryptage d'une supercherie.
Actuellement les députés débattent sur un projet de loi que certains qualifient de dangereux car il autorise une justice aveugle et privée qui laisserait le citoyen à la portée de l'arbitraire. Voici donc le texte officieux, qui rassemble les acteurs opposés à cette mesure gouvernementale.
La loi Hadopi, rebaptisée "Loi Création et Internet", prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d'avertir d'abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d'auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l'industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu'à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi.
1. Elle ne vise pas les pirates !
La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le "fait, pour la personne titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise". Or pour vérifier que l'abonné n'a pas "veillé" à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s'en remettre qu'à une seule présomption : le fait que l'accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l'abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d'autrui qui serait une première dans le système juridique français. L'article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d'autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.
La tartine de Sarkozy
Par Raoul
, le 7 Mar 2009 | Dans Vue Excentrique |
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Quand la tartine de Nicolas Sarkozy tombe, la confiture change de côté.
Je ne résiste pas à vous livrer in extenso quelques aphorismes plaisants sur le personnage Nicolas Sarkozy. J'ai trouvé cette série dans un commentaire de Louisa sur Mediapart.
Je profite de l'occasion pour vous recommander la lecture d'un grand dossier « Qui arrêtera cette présidence ? » publié sur ce journal qui présente ainsi cette analyse : Le sarkozysme pariant sur l'oubli et fonctionnant à l'instant, il nous a paru utile de remettre en perspective son action sur la durée. Dès lors, la perspective change : son impopularité immédiate semble secondaire par rapport aux objectifs qu'il se donne et qu'il réussit à atteindre.
En attendant, rions, et n'oubliez pas la musique, si le c?ur vous en dit !
(D'après une photo Reuters)
( Tower Of Power - Only So Much Oil In The Ground )
- Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout seul.
- Quand Nicolas Sarkozy pisse face au vent, le vent change de direction.
- Nicolas Sarkozy peut claquer une porte fermée...
- Nicolas Sarkozy a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.
- Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Nicolas Sarkozy.
- Jésus Christ est né en 1955 avant Nicolas Sarkozy.
- Nicolas Sarkozy ne porte pas de montre. Il décide de l'heure qu'il est.
- Nicolas Sarkozy peut diviser par zéro.
- Dieu a dit : que la lumière soit ! Et Nicolas Sarkozy répondit : On dit s'il vous plaît.
- La seule chose qui arrive à la cheville de Nicolas Sarkozy... c'est sa chaussette.
- Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à Nicolas Sarkozy.
- Nicolas Sarkozy fait pleurer les oignons
Lorsque la politique sarkozienne devient illégale
Par Raoul
, le 2 Mar 2009 | Dans Vues politiques |
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Affaire d'état.
L'article 432-13 du code pénal dit ceci : Est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 Euros d'amende le fait, par une personne ayant été chargée, en tant que fonctionnaire ou agent d'une administration publique, dans le cadre des fonctions qu'elle a effectivement exercées, soit d'assurer la surveillance ou le contrôle d'une entreprise privée, soit de conclure des contrats de toute nature avec une entreprise privée ou de formuler un avis sur de tels contrats, soit de proposer directement à l'autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par une entreprise privée ou de formuler un avis sur de telles décisions, de prendre ou de recevoir une participation par travail, conseil ou capitaux dans l'une de ces entreprises avant l'expiration d'un délai de trois ans suivant la cessation de ces fonctions.[1]
François Pérol vient d'être nommé par le président Sarkozy à la tête du complexe bancaire généré par la fusion des Caisses d'épargne et des Banques populaires. Or monsieur Pérol est dans les affaires de l'état depuis 2002. Dernièrement il fut secrétaire général adjoint de l'Elysée et a participé à ce titre à la signature d'un chèque, au nom du peuple français, de 5 milliards d'euros, destiné à ces deux banques. Et ça tombe bien car c'est lui qui maintenant va profiter du cash et donc du nouveau souffle de ces banques en perdition. Quelle belle opportunité n'est-ce pas ?
A propos, pourquoi ces banques étaient-elles en perdition avant que vos impôts ne partent dans leurs caisses ?
Et bien, parce que Natixis qui est la filiale commune de deux grands groupes bancaires, Caisse d?Epargne et Banque Populaire, qui détiennent chacun plus de 34% de son capital [2], vient de perdre une somme considérable dans la crise bancaire récente. Et le créateur de Natixis n'est autre que François Pérol.
De l'athéisme au conspirationnisme
Par Raoul
, le 1 Mar 2009 | Dans A Vue de Nez, Vu du net |
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Ou comment l'ennui de soi entraîne le fanatisme.

Je ne vais pas me lancer ici dans une énième démonstration sur le déroulement des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis d'Amérique et de leurs conséquences. Pour deux raisons simples, je n'y connais rien, et je ne vois pas bien à quoi cela pourrait servir.
Je préfère tout naturellement opposer aux constructions pharaoniques déployées par les partisans du complot des choses tout à fait simples.
Mon argument repose toutefois essentiellement sur les thèses ou les antithèses qui fleurissent partout sur le net et attirent chaque jour davantage de fidèles, pendant que les églises se vident.
(Photo Michael Hughes)
Le premier argument qu'il me plaît d'opposer au sieur suspicieux qui me chuchote des arguments qui pourraient servir de fondement à un scénario de film d'espionnage hollywoodien, est celui de la balance. Vous mettez d'un côté ce qu'il est nécessaire de déployer pour monter un complot de cette envergure, et de l'autre côté les paramètres chaotiques suffisants pour qu'une pareille catastrophe arrive, et vous comprenez assez vite où la logique se situe. Il est plus qu'improbable qu'un tel niveau de complot ait pu aboutir sans aucune fuite. Les "conspirationnistes" aiment rappeler que le monde et son histoire est jonché de complots. C'est vrai, mais tous étaient de moindre envergure, et aboutissaient à des arrestations et des morts collatéraux. Il est en effet actuellement improbable de pouvoir laisser autant d'individus et de corps de métiers dans la confidence, surtout si celle-ci a pour conséquence la mort d'innocents.
De plus, la prise de risque à pareil niveau n'est acceptée que par un très petit nombre d'hommes ou de femmes, qui devraient pour la circonstance avoir un objectif tel qu'il serait impossible d'y échapper ou de faire autrement pour aboutir au succès dudit objectif. Or si les États-Unis sont capables de choses étranges, on imagine qu'ils pourraient tout aussi bien trouver d'autres voies moins complexes et surtout moins coûteuses. Mettre des hommes dans la confidence c'est bien entendu en payer le prix.
C'est l'une des principales lois de la nature : les choses les plus simples sont les meilleures. En l'occurrence un complot de cette envergure nous conduit dans les coulisses de l'exploit et dans l'arène de la complexité multi-polaire. C'est contre-productif.









