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Le prix du caprice présidentiel
Par Raoul
, le 19 Fév 2009 | Dans A Vue de Nez, Vues politiques |
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Chronique d'une chute annoncée de la cinquième république (épisode).
Sans vouloir se positionner absolument à gauche ou à droite de l'échiquier politique, nous savons maintenant, et nous devons faire avec, que le président de la République est un homme qui use régulièrement de colères et caprices, ce n'est sans doute pas le premier ni le dernier. Pourtant nous nous souvenons du déplacement du président de la République à Saint-Lô, qui avait été perturbé, un peu, par des manifestations, ce qui avait eu pour conséquence une mutation du préfet et du directeur de la sécurité publique de la Manche. Et bien désormais, lorsque le président bouge quelque part en France, qui n'est pas la Guadeloupe encore, et qui est donc un pays tranquille, les contribuables français payent le prix fort afin de ménager leur Président.Photo C.Delaire
En effet, Nicolas Sarkozy avait décidé cette semaine d'une visite à Daumeray, un petit village de 1.600 habitants au nord d'Angers. Pour l'occasion, le préfet du Maine-et-Loire a décidé d'employer les grands moyens. Il est malin ce préfet, il sait ce qu'il en coûte actuellement de laisser quelques sifflets partir lors d'un discours du président. Ainsi, pour l'occasion, 700 gendarmes ont été déployés. Mais ce n'est pas tout, ont été déployés afin d'assurer la sécurité pendant le trajet présidentiel, le groupement départemental de gendarmerie, les accès au village et à l'exploitation agricole visitée par le président, a réuni tous ses effectifs disponibles, soit 230 hommes dont plusieurs réservistes.
Il a été appuyé par quatre escadrons de gendarmes mobiles (venus de Pontivy, Châteauroux, Le Havre et Vannes), et par un escadron de CRS qui a été affecté à la surveillance de l'aérodrome d'Angers-Marcé où a atterri et décollé Nicolas Sarkozy, soit au total près de 400 personnes. Des hommes du Raid (Unité d'élite de la police nationale), du GIPN (Groupement d'intervention de la police nationale), une quinzaine de fonctionnaires de police en civil et un hélicoptère de surveillance ont aussi participé aux opérations, sans compter le GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République). (Source Le Figaro.fr).








