Archives pour: Février 2009
Du misérabilisme politique
Par Raoul
, le 21 Fév 2009 | Dans Vu de Près, Vues politiques |
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Deux présidents, deux discours, un thème et une catastrophe.

Encore une fois, sans vouloir exacerber une attirance politique particulière, lorsqu'on juxtapose deux discours de deux présidents sur un thème identique, on ne peut pas faire l'économie de quelques constats.
Les présidents américains et français, MM.Obama et Sarkozy, ont en effet eu l'occasion de s'exprimer sur l'avenir de la recherche et du monde scientifique dans leurs pays respectifs. Nous connaissons ce qu'il en a été en France. Les chercheurs ont été insultés par le chef de l'état. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est en toutes lettres dans le discours que vous pouvez retrouver (à condition que vous soyez d'humeur badine) sur le lien cité en note de bas de page.
Au delà de ce constat amer pour ce corps de métier, qu'en est-il pour les citoyens. Pouvons-nous avoir le sentiment d'être soutenu, compris, aidé ou orienté par notre chef de l'état élu démocratiquement ? Une méthode de juxtaposition, fatalement orientée puisqu'il a fallu choisir les extraits, permet de définir au moins dans un premier temps, la portée réelle d'un discours présidentiel. La forme et le fond d'un discours permet souvent de se faire une idée de ce qu'il en est actuellement du monde scientifique d'un pays, et de ce que demain sera fait.
La vidéo que je vous propose ici n'est pas de moi, mais de PresVsPrez. Elle présente par scènes juxtaposées, deux discours sur un même thème, la science de demain en France ou au USA. C'est édifiant.
Je vous laisse juger du style, et des conséquences éventuelles.
( Télécharger la vidéo -format flv )
Les postes éminents rendent les hommes grands encore plus grands, et les hommes petits encore plus petits.
(Jean de La Bruyère)
Sources:
Discours de Nicolas Sarkozy du 22 janvier 2009 à l'Élysée
Discours de Barack H. Obama du 20 décembre 2008
Le même papier sur Rue89 (toutefois le mien avait la primeur), avec des commentaires de l'auteur de la vidéo.
Le prix du caprice présidentiel
Par Raoul
, le 19 Fév 2009 | Dans A Vue de Nez, Vues politiques |
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Chronique d'une chute annoncée de la cinquième république (épisode).
Sans vouloir se positionner absolument à gauche ou à droite de l'échiquier politique, nous savons maintenant, et nous devons faire avec, que le président de la République est un homme qui use régulièrement de colères et caprices, ce n'est sans doute pas le premier ni le dernier. Pourtant nous nous souvenons du déplacement du président de la République à Saint-Lô, qui avait été perturbé, un peu, par des manifestations, ce qui avait eu pour conséquence une mutation du préfet et du directeur de la sécurité publique de la Manche. Et bien désormais, lorsque le président bouge quelque part en France, qui n'est pas la Guadeloupe encore, et qui est donc un pays tranquille, les contribuables français payent le prix fort afin de ménager leur Président.Photo C.Delaire
En effet, Nicolas Sarkozy avait décidé cette semaine d'une visite à Daumeray, un petit village de 1.600 habitants au nord d'Angers. Pour l'occasion, le préfet du Maine-et-Loire a décidé d'employer les grands moyens. Il est malin ce préfet, il sait ce qu'il en coûte actuellement de laisser quelques sifflets partir lors d'un discours du président. Ainsi, pour l'occasion, 700 gendarmes ont été déployés. Mais ce n'est pas tout, ont été déployés afin d'assurer la sécurité pendant le trajet présidentiel, le groupement départemental de gendarmerie, les accès au village et à l'exploitation agricole visitée par le président, a réuni tous ses effectifs disponibles, soit 230 hommes dont plusieurs réservistes.
Il a été appuyé par quatre escadrons de gendarmes mobiles (venus de Pontivy, Châteauroux, Le Havre et Vannes), et par un escadron de CRS qui a été affecté à la surveillance de l'aérodrome d'Angers-Marcé où a atterri et décollé Nicolas Sarkozy, soit au total près de 400 personnes. Des hommes du Raid (Unité d'élite de la police nationale), du GIPN (Groupement d'intervention de la police nationale), une quinzaine de fonctionnaires de police en civil et un hélicoptère de surveillance ont aussi participé aux opérations, sans compter le GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République). (Source Le Figaro.fr).








