Commentaire de: PaPhlip [Visiteur] · http://paphlip.mabulle.com
****-
Encore une bonne synthèse :p
31.05.08 @ 10:30
Commentaire de: Raoul [Membre] Email · http://raoulburdet.fr
Face au déversement d'idées et concepts, des philosophes un peu politiques, des politiques un peu économistes, et des économistes qui ne savent plus de quoi ils parlent, il le fallait bien ! :-D
Car pendant ce temps d'autres attendent ... de savoir de quoi leur lendemain sera fait. :|
31.05.08 @ 12:36
Commentaire de: Fantasio [Visiteur] · http://lefantasio.com/
Le problème est bien, encore une fois, le langage. En effet, le libéralisme, le vrai, est le droit pour tous de s'exprimer, de créer, de s'enrichir (pourquoi pas), bref d'être libre au sein d'une société. C'est en gros une des valeurs de la révolution française. Mais nos libéraux ne sont que les caricatures du libéralisme. Dans leur cas, il faudrait plutôt parler de LIBERTARISME. C'est à dire la liberté sans la contrainte des lois, de l'état correcteur, de l'état arbitre... une perversion de la liberté d'entreprendre qui permet les monopoles, l'anti-humanisme (comment définir un système qui offre légalement la possibilité de s'enrichir en spéculant sur les besoins de nourriture de l'humanité ?), le contrôle total de l'économie par quelques grands groupes, les lobbies de l'information (Dans ma région, tous les journaux sont détenus par un seul groupe), une nouvelle oligarchie, l'insécurité sociale érigée en mode de gouvernement, le mélange entre affaires, finances et politique... bref le contraire de ce que devrait être le libéralisme. C'est au moment où ce néo-libéralisme arrive au bout de sa logique liberticide que choisissent certains "socialistes" pour déclarer leur adhésion à ce système. Delanoë se déclare libéral, Manuel Valls se positionne à la droite de Bayrou et veut supprimer jusqu'au mot de "socialisme", Jospin n'a de cesse que de démolir ce qui reste du PS et Ségolène Royal déclare : "...que le marché est au centre de tout..." Bref à droite comme à gauche on capitule devant la finance. Finance qui n'a d'ailleurs plus aucune base réellement économique. Nous sommes dans le virtuel.
Pendant ce temps,on criminalise la pauvreté, on parle de "responsabiliser" les malades, les chômeurs, les vieux... on casse le service public, on désespère les véritables entrepreneurs, on aide les riches, impose de plus en plus les pauvres, etc.
Une nouvelle aristocratie possédant des fortunes colossales est en train de naître. Le ou plutôt les pouvoirs sont maintenant concentrés dans les mains d'environ 3 ou 4 % de la population. Une nouvelle nomenklatura en quelque sorte...
Le libéralisme a accouché d'un monstre appelé Néo-conservatisme. Et c'est contre ce monstre là qu'il va falloir se battre. Ce ne sera sûrement pas aux côtés du Parti Socialiste français !
:no:
PS : les patrons du CAC 40 ont vus leurs revenus augmenté de 58 % en moyenne cette année pendant que la pauvreté explose et que le travail n'empêche plus celle-ci. Du jamais vu depuis le début du siècle... dernier.
31.05.08 @ 16:48
Commentaire de: Fantasio [Visiteur] · http://lefantasio.com/
Tiens je ne suis plus membre ? :(
31.05.08 @ 16:50
Commentaire de: Raoul [Membre] Email · http://raoulburdet.fr
Si bien entendu, mais il faut te connecter, (tu as pu être déco) ... :cool:
31.05.08 @ 17:43
Commentaire de: Denis Castel [Visiteur] · http://www.deniscastel.fr
Je te rejoins mais comment réduis-tu le libéralisme à l'économie de marché (qui reste à mon avis incontounable à la production de richesses) ou en fais-tu une forme dévoyée ?
01.06.08 @ 07:50
Commentaire de: Raoul [Membre] Email · http://raoulburdet.fr
Le libéralisme tel que je le comprends est effectivement une forme dévoyée de l'économie de marché.
Cela part d'un postulat tout simple. La liberté s'acquiert d'autant plus facilement que l'on est fort. Et le puissant, puisqu'il n'est qu'un homme, dans la majorité des cas, n'hésite pas à utiliser son prochain plus faible, pour faciliter sa soif de liberté.
De plus le pathos moderne fait que la liberté est associée à la possession, à une autre quête, celle du confort, qui ne passe que par cette possession.
En définitive, le libéralisme ne fait qu'attiser nos défauts. En ce sens, le libéralisme seul et brut, est une abération, que l'ordre politique se doit de réguler.
C'est bien ce que nous expliquait Le Fantasio, qui parlait d'un libéralisme tronqué, le libertarisme.
01.06.08 @ 11:45
Commentaire de: Raoul [Membre] Email · http://raoulburdet.fr
Edit du billet, ajout d'une note de fin (lien sur un article de Vincent Peillon)
03.06.08 @ 21:02

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